Slavik éternel

slavik l'éternel

Réfarticle Connaissance des arts, mars 2022

Le premier chapitre de cet ouvrage indispensable pour les amateurs de design ou les nostalgiques du Paris des années 1950 est capital.

Comment un jeune homme, que l’on s’accorde à appeler Slavik, élève de René Prou aux Arts Déco, remporte un concours qui le conduit à collaborer avec Serge Lifar, travaille bientôt avec Cassandre, est repéré par les jumeaux Jacques et Jean Adnet et croise Sartre, Simone de Beauvoir et Juliette Gréco ?

Ce jeune Estonien (de son vrai nom Wiatscheslav Vassiliev), débarqué à Paris en 1928, promène sa longue silhouette de dandy devant les terrasses germanopratines et se frotte aux artistes de la Réalité poétique.

C’est le début de la carrière de ce talentueux peintre, cartonnier pour les Gobelins et décorateur ensemblier, créateur de la société Cadre qui produit des décors et de la réclame, responsable des vitrines des Galeries Lafayette et surtout, aménageur du Drugstore des Champs-Elysées en 1958 suivi de celui de Saint-Germain-des-Prés en 1965.

Avec plus de deux cents restaurants et pubs, Slavik (1920-2014) est à l’image des Trente Glorieuses, exubérant et prospère. 

Retour en haut