L’AUTOPUB À NEW YORK

Autopub à New York - SLAVIK

Traduction d’un article américain de 1971, date de l’ouverture de l’Autopub à New York

 

VIREE JOYEUSE SOUS LE BUILDING DE LA GENERAL MOTORS

SLAVIK a adapté son concept de Drugstore à l’Autopub, véritable ruche décontractée de restaurants célébrant l’ère de l’automobile

Les portes s’ouvrent tous les jours à midi à l’Autopub de New York, et dès lors jusqu’à la fermeture à une heure du matin, ce long labyrinthe de restaurants, qui s’étend sur presque toute la longueur du niveau souterrain du bâtiment, est une véritable ruche d’une foule en quête de plaisir. Ce concept est une idée originale de designer français Slavik, qui a fait la une de l’actualité de la restauration internationale il y a quelques années avec son fantastique Drugstore, au design spectaculaire (le Drugstore Publicis Champs Elysés inauguré en 1958). Destiné à la clientèle la plus large possible et à un turn-over le plus rapide possible mais surtout sans bousculer qui que ce soit. Slavik a inventé un endroit où l’on va plutôt qu’un lieu de repas. Loin de lui l’idée d’un lieu calme et tranquille. Au contraire, le succès phénoménal du Drugstore a prouvé qu’une certaine animation avait son charme.

Slavik a conçu un Drugstore pour New York l’année dernière en 1970 avec le cabinet d’architecture de Paul Chen.

Même concept mais thème différent. Nous avons voulu avoir comme serveurs des jeunes gens un peu amateurs vêtus de combinaisons de la Getty Oil afin que l’atmosphère soit décontractée car « nous savions que trop de formalisme ne convenait pas » dit Philip Miles, vice-président en charge du marketing de Longchamps qui gère l’Autopub « car à la minute, on perd la partie. Nous voulions un endroit décontracté où chacun serait à l’aise et porterait ce qu’il aime. Nous voyons défiler toutes sortes de personnes ici : des gens sophistiqués, des touristes, des employés de bureau, des publicitaires, des gens branchés, des hippies .… ». 

Les clients ont le choix entre sept salles à manger, ou plutôt sept ambiances, chacune avec son caractère propre, mais toutes conçues sur le thème de l’automobile, en accord avec l’emplacement du restaurant dans le bâtiment de la General Motors.

Pas plus de 100 personnes par restaurant car selon la sagesse actuelle en matière de restauration, le public préfère les espaces plus petits et plus intimes aux vastes salles.

Il y a le Grandstand, le bar Pit Stop, et le Sandwich Shop pour un repas rapide au cœur de l’action ; le Classic Car Lounge au comptoir ; le Lovers Lane et l’Eldorado Grill, dissimulés derrière des portières art nouveau pour des réunions privées ou des rendez-vous galants ; et le Drive-In Movie où les convives regardent des courts métrages au déjeuner et des longs métrages au dîner.

Des boutiques (qui ne sont pas encore en service) sont intercalées entre les différents restaurants.

Malgré toute cette merveilleuse complexité, le fonctionnement de l’Autopub est d’une simplicité enfantine. Un menu unique limité à un petit nombre d’entrées et une douzaine de plats principaux et de desserts sert l’ensemble de l’établissement aux mêmes prix pour tous.

Un programme intensif de publicité et de promotion a rapidement fait passer le mot, et le bouche-à-oreille diffuse largement les attraits de l’Autopub ; tout le monde parle de ses voitures anciennes, de ses bolides suspendus au plafond, de ses luminaires en forme de casques de moto et de ses sièges baquets, de ses films de Laurel et Hardy, etc. etc.

 

Et pour découvrir plus de photos, voici la description plus détaillée

New York Autopub voitures de course au plafond-Slavik
1/ Le Pit Stop Bar de 30 mètres de long en aluminium bouchonné comme les moteurs de Bugatti et appuie-pieds en laiton poli. Bolides prêts au départ derrière le comptoir éclairé par les lumières des casques de protection.
New York Autopub Pit Stop Lounge- Slavik
10/ Au Pit Stop Lounge -Salon du stand de ravitaillement- confortables baquets de bolides, tuyauteries de ventilation apparentes, comme des pots d’échappement géants
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