Réf : article de Murielle Bachelier et Christelle Laffin, Figaro Madame, décembre 2021
POUR LE SORTIR DE L’OUBLI.
C’est ainsi que le projet de cette monographie consacrée au décorateur Slavik a vu le jour, peu après sa mort en 2014. Étudiant à l’Ensad (École nationale supérieure des arts décoratifs), le jeune russe Wiatscheslav Vassiliev trouve ce diminutif qui claque comme un nom d’artiste.
Slavik veut être peintre, dans la veine surréaliste de Dalí, qu’il admire. Son sens de la théâtralité fait dévier sa trajectoire. Il sera le décorateur des restaurants parisiens les plus branchés des années 1960 et 1970, créateur d’atmosphères uniques. La gloire arrive à 38 ans en 1958 avec la réalisation du flamboyant Drugstore, sur les Champs-Élysées, révolutionnant la notion de magasin.
Le visionnaire avait une passion pour les serpents, qu’on retrouve dans la forme de ses nombreux zincs « surtout parce qu’ils sont courbes. Je suis très sensible à la sensualité de la courbe ».
« Slavik, les années Drugstore », de Pascal Bonafoux, Peter Knapp et Margo Rouard Snowman, Éditions Norma.



