Réf : article de Isabelle Soing, Marie-Claire Décoration, Mai-Juin 2022
On lui doit le succès des restaurant et des pubs branchés des années 60-70.
Disparu en 2014, Slavik, décorateur bon vivant à saharienne et bague-serpent, fut aussi l’audacieux concepteur des drugstores. Un indispensable beau livre sort de l’oubli ce créateur et « ambianceur » hors pair.
« Appelez-moi Slavik »
Plus occupé à « marcher, observer, gamberger » dans Paris qu’à bûcher au lycée, Wiatscheslav Vassiliev, 21 ans, révèle dès son admission aux Arts déco en 1941 un coup de crayon éclectique. Fils d’un officier tsariste englouti par la révolutions bolchévique, il a trouvé sa soie et son nom d’artiste.
Adepte du côté touche-à-tout de Cocteau, il dessine des décors de ballet pour Serge Lifar – exilé russe comme lui – et la Comédie-Française.
Assistant de l’affichiste Cassandre, autant inspiré par la Commedia dell’arte que sur Dali et Magritte, Slavik peint des scènes oniriques sur des meubles, paravents, voire cartons de tapisserie qui lui commandent la Manufacture des Gobelins et Aubusson.



