SLAVIK, « prince russe de la décoration » : Une histoire d'émigré….

Slavik a régné sur Paris pendant près d’un demi-siècle jusqu’au tournant des années 2000. Inventeur de l’esthétique des drugstores, il a surgi dans l’espace public du jour au lendemain en avril 1958 avec la réalisation du mythique drugstore Publicis des Champs-Elysées qui fut un triomphe extraordinaire.

Flamboyant, grand, élégant, désinvolte, réservé, d’une présence magnétique, avec un langage fulgurant, il était d’une séduction infinie.

Précurseur du design, scénographe, il a joué un rôle essentiel dans la conceptualisation et l’esthétique des lieux marchands, et plus particulièrement des restaurants, brasseries, bars, night-clubs, magasins en commençant par les Galeries Lafayette.

Après sa mort le 29 août 2014, j’ai commencé à travailler à la préparation d’un livre que je trouvais totalement nécessaire afin de lui rendre la place qui lui revenait. Tout mon temps libre y a été consacré durant 7 ans jusqu’à la sortie du livre en novembre 2021 dont le titre est Slavik les années drugstore.

Je reviendrai sur l’aventure extraordinaire qu’a été cette recherche, faite de rencontres inespérées comme, en particulier, celle de Tatiana Douroff, son premier amour vers 18- 20 ans ! Et tant d’autres !

Slavik fut d’abord peintre, peintre cartonnier, scénographe de ballets…. et avant cela, un enfant émigré russe blanc arrivé le jour anniversaire de ses 8 ans en France et directement mis en internat au lycée Michelet de Vanves.

Géraldine Cerf de Dudzeele 

SLAVIK

Les univers de SLAVIK

Imaginez pousser la porte d’un restaurant, d’un drugstore, d’un pub parisien ou même d’une boutique, et ressentir instantanément une atmosphère singulière, presque théâtrale. Les lumières sculptent l’espace, les matières racontent une histoire, et chaque détail semble orchestré pour éveiller les sens. C’est là tout l’art de Slavik.

Visionnaire du décor, il ne se contente pas d’habiller les lieux, il leur insuffle une âme. Chaque espace devient une scène où se joue une expérience, où les clients ne sont plus de simples visiteurs mais les acteurs d’un moment hors du temps. Qu’il s’agisse de grandes brasseries animées, de salons feutrés ou de vastes centres commerciaux, Slavik compose des décors comme un metteur en scène prépare son spectacle. Les volumes se transforment, la lumière danse, et soudain, l’ordinaire devient extraordinaire.

Un repas ne se limite plus à une assiette, une pause-café devient un voyage, et chaque adresse porte sa propre signature. Bienvenue dans l’univers de Slavik, où chaque lieu est une scène et chaque instant, un spectacle.

slavik peinture tapisserie

Dans l’univers de Slavik, la peinture et les arts décoratifs ne sont jamais de simples ornements : ils sont des fragments d’histoire, des touches de poésie suspendues dans le temps. Ici, un décor de ballet déploie ses nuances comme une partition visuelle, transportant danseurs et spectateurs dans un monde où les couleurs et les formes s’animent. Là, des tapisseries tissent des récits en fil d’or et de soie, habillant les murs comme on draperait un personnage d’opéra.

Paravents, fresques, costumes, tableaux… Chaque œuvre, chaque élément décoratif naît d’une vision, d’un dialogue subtil entre tradition et audace. Le geste du peintre, le choix des matières, la profondeur des teintes : tout est pensé pour prolonger l’émotion, capturer l’instant, transformer un espace en décor vivant.

Avec Slavik, les arts décoratifs s’émancipent du cadre pour devenir une expérience immersive. Les pinceaux sculptent le mouvement, les motifs racontent des légendes, et chaque création invite à franchir le seuil d’un univers où l’art devient un spectacle.

Dans l’univers de Slavik, une vitrine n’est jamais un simple espace d’exposition, mais une invitation à l’émerveillement. Derrière une façade de verre, chaque composition devient une scène miniature, où la lumière, les volumes et les objets dialoguent avec le regard du passant. Aux Galeries Lafayette comme ailleurs, ses décors captivent, éveillent la curiosité, transforment une rue animée en galerie à ciel ouvert.

Mais son talent ne s’arrête pas aux vitrines. Qu’il s’agisse de mobilier, d’objets décoratifs ou de pièces uniques, chaque création porte la marque d’une vision artistique singulière. Slavik joue avec les formes et les contrastes, mariant audace et raffinement pour faire naître des objets qui interpellent et enchantent.

Avec lui, le décor devient langage, l’objet devient émotion, et l’instant, une expérience esthétique qui laisse une empreinte indélébile.

Lorsque Slavik collabore avec Publicis, il ne se contente pas d’habiller un espace : il insuffle une vision, donne une identité visuelle forte qui marque les esprits. Chaque projet devient une mise en scène où l’image, la lumière et le décor s’entrelacent pour captiver le spectateur. Dans l’univers de la communication et du prestige, son travail transcende l’esthétique pour devenir un véritable langage visuel, où chaque détail raconte une histoire.

Mais son talent s’étend bien au-delà des vitrines et des espaces commerciaux. À travers les expositions qu’il conçoit, Slavik transforme chaque salle en un univers à part entière. L’espace n’est plus un simple contenant, mais un acteur à part entière qui dialogue avec les œuvres exposées. Qu’il s’agisse de scénographies grandioses ou d’installations plus intimistes, il orchestre une expérience immersive où l’art et l’émotion prennent toute leur ampleur.

Avec lui, une exposition ne se visite pas, elle se vit. Une image ne se regarde pas, elle s’imprègne. Et chaque lieu, chaque projet, devient un moment suspendu entre créativité et spectacle.

Slavik n’était pas seulement un décorateur visionnaire, il était avant tout un homme en mouvement, un émigré dont l’exil a façonné le regard et nourri la créativité. Né ailleurs, il a fait de Paris son terrain d’expression, mais n’a jamais oublié d’où il venait. Cette identité double, entre racines et errance, a imprégné chacun de ses projets, insufflant à son art une sensibilité singulière, une quête incessante d’appartenance et de renouveau.

Toujours à la croisée des cultures, il a su capter l’essence des lieux, jouer avec les contrastes, marier les influences comme on tisse un fil d’or dans une tapisserie ancienne. Dans ses décors, il y avait le faste et la grandeur d’un monde rêvé, mais aussi la nostalgie d’un ailleurs. Son travail, profondément marqué par son histoire, traduisait une recherche perpétuelle d’un équilibre entre le passé et le présent, entre l’ancrage et l’évasion.

Émigré, il l’était dans son parcours, mais aussi dans son esprit : toujours en quête, jamais figé, toujours prêt à se réinventer. Il n’a jamais cessé d’explorer, d’observer, de transformer. Et dans chacun de ses projets, il laissait une empreinte indélébile, celle d’un homme dont l’exil était devenu la plus belle des inspirations.

On reconnaît les grands créateurs à l’empreinte qu’ils laissent, non seulement dans leurs œuvres, mais aussi dans les mots de ceux qui les ont côtoyés, admirés, ou racontés. Slavik fait partie de ces esprits marquants dont le talent a traversé les pages des journaux, des critiques et des témoignages, gravant son nom dans la mémoire collective.

Les articles de presse, parus dans les plus grands magazines et journaux, ont salué son audace, son sens du détail et sa capacité à réinventer les espaces. Ils racontent un créateur qui, loin des sentiers battus, a su imposer une signature reconnaissable entre mille, transformant boutiques, restaurants, expositions et décors en œuvres vivantes.

Mais au-delà des critiques et des analyses, ce sont aussi les témoignages de ceux qui l’ont connu qui dressent le portrait le plus fidèle de l’homme et de l’artiste. Collaborateurs, amis, commanditaires… Tous parlent de son exigence, de sa passion, de son regard affûté qui savait voir au-delà du visible. Ils évoquent son énergie, son perfectionnisme, mais aussi cette quête insatiable qui le poussait toujours plus loin.

À travers ces écrits, Slavik continue d’exister, non seulement dans ses créations, mais aussi dans les souvenirs et les mots de ceux qui ont croisé sa route.

Imaginez pousser la porte d’un restaurant, d’un drugstore, d’un pub parisien ou même d’une boutique, et ressentir instantanément une atmosphère singulière, presque théâtrale. Les lumières sculptent l’espace, les matières racontent une histoire, et chaque détail semble orchestré pour éveiller les sens. C’est là tout l’art de Slavik.

Visionnaire du décor, il ne se contente pas d’habiller les lieux, il leur insuffle une âme. Chaque espace devient une scène où se joue une expérience, où les clients ne sont plus de simples visiteurs mais les acteurs d’un moment hors du temps. Qu’il s’agisse de grandes brasseries animées, de salons feutrés ou de vastes centres commerciaux, Slavik compose des décors comme un metteur en scène prépare son spectacle. Les volumes se transforment, la lumière danse, et soudain, l’ordinaire devient extraordinaire.

Un repas ne se limite plus à une assiette, une pause-café devient un voyage, et chaque adresse porte sa propre signature. Bienvenue dans l’univers de Slavik, où chaque lieu est une scène et chaque instant, un spectacle.

slavik peinture tapisserie

Dans l’univers de Slavik, la peinture et les arts décoratifs ne sont jamais de simples ornements : ils sont des fragments d’histoire, des touches de poésie suspendues dans le temps. Ici, un décor de ballet déploie ses nuances comme une partition visuelle, transportant danseurs et spectateurs dans un monde où les couleurs et les formes s’animent. Là, des tapisseries tissent des récits en fil d’or et de soie, habillant les murs comme on draperait un personnage d’opéra.

Paravents, fresques, costumes, tableaux… Chaque œuvre, chaque élément décoratif naît d’une vision, d’un dialogue subtil entre tradition et audace. Le geste du peintre, le choix des matières, la profondeur des teintes : tout est pensé pour prolonger l’émotion, capturer l’instant, transformer un espace en décor vivant.

Avec Slavik, les arts décoratifs s’émancipent du cadre pour devenir une expérience immersive. Les pinceaux sculptent le mouvement, les motifs racontent des légendes, et chaque création invite à franchir le seuil d’un univers où l’art devient un spectacle.

Dans l’univers de Slavik, une vitrine n’est jamais un simple espace d’exposition, mais une invitation à l’émerveillement. Derrière une façade de verre, chaque composition devient une scène miniature, où la lumière, les volumes et les objets dialoguent avec le regard du passant. Aux Galeries Lafayette comme ailleurs, ses décors captivent, éveillent la curiosité, transforment une rue animée en galerie à ciel ouvert.

Mais son talent ne s’arrête pas aux vitrines. Qu’il s’agisse de mobilier, d’objets décoratifs ou de pièces uniques, chaque création porte la marque d’une vision artistique singulière. Slavik joue avec les formes et les contrastes, mariant audace et raffinement pour faire naître des objets qui interpellent et enchantent.

Avec lui, le décor devient langage, l’objet devient émotion, et l’instant, une expérience esthétique qui laisse une empreinte indélébile.

Lorsque Slavik collabore avec Publicis, il ne se contente pas d’habiller un espace : il insuffle une vision, donne une identité visuelle forte qui marque les esprits. Chaque projet devient une mise en scène où l’image, la lumière et le décor s’entrelacent pour captiver le spectateur. Dans l’univers de la communication et du prestige, son travail transcende l’esthétique pour devenir un véritable langage visuel, où chaque détail raconte une histoire.

Mais son talent s’étend bien au-delà des vitrines et des espaces commerciaux. À travers les expositions qu’il conçoit, Slavik transforme chaque salle en un univers à part entière. L’espace n’est plus un simple contenant, mais un acteur à part entière qui dialogue avec les œuvres exposées. Qu’il s’agisse de scénographies grandioses ou d’installations plus intimistes, il orchestre une expérience immersive où l’art et l’émotion prennent toute leur ampleur.

Avec lui, une exposition ne se visite pas, elle se vit. Une image ne se regarde pas, elle s’imprègne. Et chaque lieu, chaque projet, devient un moment suspendu entre créativité et spectacle.

Slavik n’était pas seulement un décorateur visionnaire, il était avant tout un homme en mouvement, un émigré dont l’exil a façonné le regard et nourri la créativité. Né ailleurs, il a fait de Paris son terrain d’expression, mais n’a jamais oublié d’où il venait. Cette identité double, entre racines et errance, a imprégné chacun de ses projets, insufflant à son art une sensibilité singulière, une quête incessante d’appartenance et de renouveau.

Toujours à la croisée des cultures, il a su capter l’essence des lieux, jouer avec les contrastes, marier les influences comme on tisse un fil d’or dans une tapisserie ancienne. Dans ses décors, il y avait le faste et la grandeur d’un monde rêvé, mais aussi la nostalgie d’un ailleurs. Son travail, profondément marqué par son histoire, traduisait une recherche perpétuelle d’un équilibre entre le passé et le présent, entre l’ancrage et l’évasion.

Émigré, il l’était dans son parcours, mais aussi dans son esprit : toujours en quête, jamais figé, toujours prêt à se réinventer. Il n’a jamais cessé d’explorer, d’observer, de transformer. Et dans chacun de ses projets, il laissait une empreinte indélébile, celle d’un homme dont l’exil était devenu la plus belle des inspirations.

On reconnaît les grands créateurs à l’empreinte qu’ils laissent, non seulement dans leurs œuvres, mais aussi dans les mots de ceux qui les ont côtoyés, admirés, ou racontés. Slavik fait partie de ces esprits marquants dont le talent a traversé les pages des journaux, des critiques et des témoignages, gravant son nom dans la mémoire collective.

Les articles de presse, parus dans les plus grands magazines et journaux, ont salué son audace, son sens du détail et sa capacité à réinventer les espaces. Ils racontent un créateur qui, loin des sentiers battus, a su imposer une signature reconnaissable entre mille, transformant boutiques, restaurants, expositions et décors en œuvres vivantes.

Mais au-delà des critiques et des analyses, ce sont aussi les témoignages de ceux qui l’ont connu qui dressent le portrait le plus fidèle de l’homme et de l’artiste. Collaborateurs, amis, commanditaires… Tous parlent de son exigence, de sa passion, de son regard affûté qui savait voir au-delà du visible. Ils évoquent son énergie, son perfectionnisme, mais aussi cette quête insatiable qui le poussait toujours plus loin.

À travers ces écrits, Slavik continue d’exister, non seulement dans ses créations, mais aussi dans les souvenirs et les mots de ceux qui ont croisé sa route.

Les chroniques de SLAVIK

Slavik-Bistro 121-Jean Moussié-1972-PHILIPPE COUDERC
Presse

LE BISTRO 121

Immense succès et l’un des restaurants favoris de Slavik.

Slavik vêtu en cuisinier est accroupi à côté de Madame Moussié

Lire la suite »
Slavik-petit mâchon-Gault et Millau
Restaurants

LE PETIT MÂCHON

Entrelacs déchaînés de lustres et d’appliques. Sur les miroirs, Slavik a fait peindre des menus de son cru pour exciter l’appétit.

Lire la suite »
Autopub à New York - SLAVIK
Pubs

L’AUTOPUB À NEW YORK

A New York, le bar de 30 mètres de long est en aluminium bouchonné comme les moteurs des Bugatti, et au plafond, machines de course, outils de mort, bolides retraités du circuit d’Indianapolis, transforment l’Autopub de la 5° Avenue en un casino du destin tragique.

Lire la suite »
Retour en haut