Le Zeyer

l’Art déco revisité par Slavik, entre mémoire et mouvement

Un hommage contemporain à la brasserie parisienne

En 1980, quand Slavik est sollicité pour redonner vie à la brasserie historique Le Zeyer datant de 1913, il hérite d’un lieu au cœur du 14ᵉ arrondissement, chargé d’histoire mais en perte d’âme. Il choisit alors de faire de cet établissement un manifeste de ce qu’il sait faire de mieux : réconcilier patrimoine et création, codes anciens et souffle moderne.

Slavik recrée en le prolongeant l’esprit d’origine, puisant dans les grandes lignes de l’Art déco — géométrie, lumière, symétrie, matière.

Il choisit de conserver la remarquable mosaïque d’origine du sol et d’assurer l’éclairage par une coupole translucide de 100 m2 peinte pour dans les teintes  jaune, orange et rouge qui diffuse une lumière tamisée.

Il habille sur toute leur hauteur les murs de miroirs créant des effets de profondeur.

Malheureusement ces miroirs ont été recouverts de panneaux de contreplaqué, les tables au pied en aluminium tourné dessiné par Slavik et les ravissants fauteuils Thonet ont disparu et les banquettes ne sont plus en cuir de type Chesterfield.

Néanmoins, il reste suffisamment d’éléments d’origine comme les tables et dessertes en loupe de bois, les chapelières en laiton poli, pour que l’atmosphère slavikienne soit conservée, accueillante, chaleureuse et gaie.

Contrairement à d’autres créations de Slavik situées dans des lieux de passage ou touristiques, Le Zeyer s’inscrit dans la continuité du Paris des quartiers où l’on revient régulièrement et où l’on aime être un habitué.

Localisation

62, rue d’Alésia, 75014 Paris

Revue de presse

Le journal de Philippe Couderc

Les bistrots parisiens sont à l’heure du décorateur Slavik. Parce qu’il aime le 1900, qu’il adore le style 25, qu’il rêve des paquebots et des trains de luxe des années 30, il les réinvente en une génial « à la manière de ».

Article sur le Zeyer

Le journal de Philippe Couderc

Les petits soirs, après le cinéma ou le café-théâtre, quand on est cing ou six copains à se demander quel restaurant à cette heure tardive va bien pouvoir vous accueillir, il faut penser brasserie. Le Zeyer, jusqu’alors un peu délaissé, vient de faire peau neuve. Dépoussiéré par le pape des décorateurs de bistrots, Slavik, le vieux Zeyer est flamboyant et chaleureux, typiquement « Art Déco », détail important : la lumière rose qui tome de la coupole vous fait une mine superbe et fraîche !

Article sur le Zeyer
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