l’élégance orchestrée par Slavik
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Face à l’Opéra, un décor à la hauteur du spectacle
Ce ravissant restaurant a été conçu par Slavik comme un écrin de bois chaleureux et intimiste dont le 1° étage offre une vue plongeante sur l’Opéra Garnier. Tout le décor est pensé autour du thème du vin avec les estampilles de domaines viticoles pyrogravés sur les tables et les plafonds à caissons.
Les bouteilles de vins sont mises en valeur sur des étagères rétro-éclairées, système dont Slavik avait lancé la mode pour les bibliothèques de bouteilles des arrières-comptoirs.
Les plafonds sont ponctués de « lustres » faits de ventilateurs américains supportant des grappes de raisin en billes de verre de Murano lumineuses et actionnés par un système de courroie embarquée par un moteur apparent comme un rappel de la machinerie des décors d’opéra ou de théatre.
Les luminaires en grappes de billes de verre, œuvre de verriers vénitiens sont également montés en lampes sur les tables
Localisation
1, rue Auber, 75009 Paris
La mode des ventilateurs
Slavik a lancé la mode des ventilateurs très utiles car la climatisation était peu répandue. Il les faisait venir des Etats-Unis. C’étaient des ventilateurs à courroie. Lorsque la première courroie se met en route, entraînant le tournoiement des pales du premier ventilateur, le mouvement se propage de proche en proche jusqu’à mettre en route tous les ventilateurs. La mode en a été lancée d’abord chez les professionnels, qui a créé une demande des particuliers.
L’histoire des lampes-grappes de raisin
Slavik a toujours fait travailler les verriers de Murano à Venise où il se rendait souvent. Un jour sur l’île de Murano, accompagné de Jean-Pierre Lorence, Slavik s’arrête devant des petites grappes de raisin décoratives à poser sur les tables les jours de fête. Il décida de les faire monter en lampes avec des billes de verre beaucoup plus grosses et passa commande à la verrerie Barovier. Ces derniers fabriquèrent les grosses billes de verre et les montèrent une à une sur du fil de fer. Ensuite à Paris, la maison Kobis et Lorence réalisa les socles et l’électrification des grappes.