Bouillon Chartier Montparnasse

la Belle Époque réinventée par Slavik

Restaurant d’Edouard Chartier en 1903, décoré en 1906 dans le style Art Nouveau.

Céramique de Louis Trézel.

Investi par Rougeot en 1924 puis par Michel Oliver en 1977 qui le baptise «Bistro de la Gare».

Il devient Bistro Romain juqu’en 2003.

Il devient Bouillon Chartier en 2019.

Slavik va restaurer ce magnifique restaurant début de siècle en 1977 pour Michel Oliver.

Il conserve les lambris et les miroirs biseautés qui, encadrés des céramiques de Louis Trézel participent à l’atmosphère 1900 à laquelle Slavik rend hommage en remplaçant le plafond par une verrière librement inspirée des motifs végétaux qui caractérisent le style Art nouveau.

Il conserve les chaises Thonet d’origine.

Il installe une série de grands luminaires au centre de la salle sur toute la longueur.

Les pieds sont des représentations féminines en étain à la manière de Mucha, chinées par Slavik chez des artisans du Faubourg Saint-Antoine.

Les abats jour floraux en pâte de verre sont redessinés par Slavik et jean-Pierre Lorence et confectionnés par la verrerie de Vianne d’après des moules 1900.

Les grands luminaires centraux sont réalisés par Kobis et Lorence.

Il va installer son percolateur favori, le « Venus Bar » de Victoria Arduino.

La salle et son décor incluant la verrière sont protégés par inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 16 juillet 1984.

Localisation

59, boulevard du Montparnasse, 75006 Paris

Revue de presse

Claude Lebey dans l’Express 21 février 1977

Avec leur tout nouveau « Bistro de la Gare », ils viennent d’aller plus loin encore dans cet esprit. Ils ont racheté le « Restaurant Rougeot » dont les bronzes, les glaces biseautées, les faïences, les mosaïques, venus pour le plupart de l’Epoque 1900, forment un ensemble magnifique, qui comme ceux de « Lipp », « Vagenende », « Flo », « Bofinger », « Lucas Carton », « Maxim’s » méritent d’être classés. Slavik l’a restauré en beauté, lui ajoutant même une verrière du même style absolument admirable. Sans être péjoratif, je dirais qu’il y a là un côté « Maxim’s du pauvre » qui me ravit. Les éclairages sont délicieux.

Le percolateur italien «Vénus Bar» de Victoria Arduina

Selon Jean-Pierre Lorence, Slavik mettait beaucoup d’énergie à convaincre ses clients de mettre dans leur établissement « la Rolls » pour laquelle il avait une passion ; Une magnifique et immense machine expresso, italienne bien sûr, nommée la Vénus Bar, machine emblématique de la marque Victoria Arduino, chef d’œuvre tant technique qu’esthétique. Il faut dire que son design rétro et indémodable ne peut laisser personne indifférent ainsi que son aigle imposant qui la surmonte et auquel Slavik faisait rajouter parfois une compagne !

Parmi les clients qui avaient cédé, certains dissimulaient derrière leur comptoir une machine plus moderne !

Bouillon Chartier Montparnasse, slavik
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